Débouchés professionnels

  • Job dating école de cinéma d'animation

Enquête d’insertion 2019

Moins de six mois après l’obtention de leur diplôme (fin janvier 2019), plus de 70 % des étudiants de la promotion 2018 s’étaient déclarés en situation d’emploi auprès de l’école.

 

  • En cinéma d’animation, 94 % des Cohliens (31 personnes) ont signé un contrat avant six mois, sur des fonctions de storyboarder, d’animateur, d’auteur graphique ou de directeur artistique free lance, en France et à l’international, notamment dans des studios de référence tels que Xilam, primé cette année à Annecy, et Folimage, dont la politique d’auteurs a notamment inspiré au musée de l’Illustration jeunesse de Moulins une exposition des travaux de 10 de ses réalisateurs. Les salaires proposés sont de l’ordre de 2.550 euros brut, en moyenne.

 

  • En jeu vidéo, le placement a été de 80 % en six mois, avec 13 personnes dans l’emploi. On observe cette année une diversité de revenus à l’embauche, pouvant aller de 2.400 euros à 4.000 euros brut, suivant le niveau de responsabilité, le projet développé et/ou la taille du studio d’accueil.

 

  • Les métiers du livre sont réputés vulnérables, toutefois les Cohliens de la spécialité édition ont été 69 % à se déclarer en situation d’emploi dans les six premiers mois de leur sortie d’école. L’obtention de contrats d’édition étant rarement régulière avant trois années d’expérience, la plupart ont tiré leurs premiers revenus de travaux de commande en communication visuelle : illustrations en agence, scénographies d’exposition, animation de films, ou direction artistique de BD. Certains ont aussi visé des résidences d’artistes.

 

  • En Dessin 3D, où 13 étudiants sont sortis diplômés à bac+3, l’école n’a enregistré « que » 67 % d’insertions professionnelles à six mois, car quatre étudiants n’ont pas répondu à notre enquête, tandis qu’une autre a choisi de poursuivre des études… à l’École Émile Cohl. On sait toutefois que les Cohliens de la filière 3D ont majoritairement rejoint des studios d’animation et de jeu vidéo, sur des postes d’animateurs polyvalents, d’infographistes ou de concept artists.

 

L’enquête révèle aussi que les Cohliens non immédiatement embauchés ne le sont pas toujours en raison de difficultés pour trouver un employeur ou des clients, s’ils sont free lance. Quelques uns ont opté pour une poursuite d’études ou choisi de s’accorder une pause après leur cursus pour se régénérer (voir l’article : deux jeunes diplômées en route pour l’Abbaye royale de Fontevraud).

 

Rappelons quelques éléments de contexte :

  • En sortie d’études, les jeunes artistes accèdent à l’emploi suivant différents statuts, salarié ou non-salarié. Les CDD et CDI ne sont pas à exclure, toutefois les formes d’emploi les plus fréquentes sont les CDD d’usage des intermittents du spectacle et les contrats passés sous le régime des artistes-auteurs (free lance). Il est également fréquent de combiner plusieurs contrats (multisalariat) ou statuts (salarié et free lance).

 

  • Rappelons aussi que depuis 2016, sous l’effet des mesures de crédit d’impôt et d’aides du CNC, les industries du cinéma d’animation et du jeu vidéo parlent régulièrement de plein emploi dans leurs secteurs respectifs. Les conditions d’insertion sont moins évidentes dans les métiers du livre, où les disparités de situations professionnelles et de revenus sont élevées. Dans l’édition, plus de 70 % des auteurs exercent des activités complémentaires, selon une étude de 2016 du ministère de la Culture et de la Communication.

Face à ces constats, l’école développe les compétences des étudiants dans une logique de polyvalence. Il est indispensable que les jeunes diplômés s’engagent dans leurs projets artistiques avec le sentiment d’avoir le choix, sans s’enfermer dans un secteur ni un métier déterminés. Les trajectoires professionnelles de nos anciens élèves permettent d’en témoigner.

Pour toute demande de renseignement sur l’insertion des Cohliens, contactez

Agnès Jolivet (ajolivet@cohl.fr) ou Silvia Baggiani (sb@cohl.fr), responsables du service des stages et de l’insertion professionnelle

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