Ping Awards 2018 // « Pour nous, remporter ce prix a été très gratifiant »

Delphin Casado, Mélanie Constantin, Adrien Jeannerod et Clément Ribeyre-Soret (5e année Jeu vidéo) ont obtenu le Ping Award étudiant des meilleurs graphismes pour Stained un projet de groupe qu’ils avaient conduit en 4e année, sous la houlette de Jean-Christophe Blanc et de Michaël Bolufer. Le jeu est un plateformer 2D ludoéducatif pouvant être joué dès l’âge de 6 ans. Il est téléchargeable gratuitement ici.

Dans une cathédrale médiévale en construction, le joueur incarne un jeune apprenti qui doit procurer au maître verrier les minerais nécessaires pour colorer le vitrail central de l’édifice. Pour y parvenir, il devra explorer toute la cathédrale, de la crypte au sommet du clocher. « Nous voulions réaliser un jeu simple d’accès, qui ait le charme des cartoons et permette d’apprendre la façon dont les verriers obtenaient leurs couleurs », raconte Clément Ribeyre-Soret. Entretien.

Vous avez été sélectionnés pour présenter votre jeu au public de la Cité des Sciences le 22 octobre, puis êtes revenus la semaine suivante à la céromine de remise des prix. Comment avez-vous vécu votre participation aux Ping Awards ?

Delphin Casado : Ce fut une expérience vraiment agréable et enrichissante ! C’était forcément très enthousiasmant d’apprendre que notre jeu avait retenu l’attention. Sur place, tout s’est vraiment bien passé : on était heureux de pouvoir présenter notre jeu à un public, et d’autant plus contents que la réaction des joueurs était très positive.

Nous avons eu l’occasion de parler avec les étudiants des autres écoles et des représentants de l’industrie des jeux vidéo. Nous étions d’autant plus fiers que nous étions la seule école d’art en lice non strictement spécialisée en jeu vidéo. Remporter le prix des meilleurs graphismes a donc été très gratifiant.

 

Comment vous est venue l’idée de Stained ?
Adrien Jeannerod : Avant même de recevoir la thème imposé par l’équipe pédagogique ( « les arts plastiques dans l’art du jeu vidéo »), nous souhaitions situer notre jeu dans un univers médiéval potentiellement fantastique. Une fois l’intitulé de l’exercice en main, nous avons cherché une approche permettant de concilier ce sujet et nos envies personnelles. Nous nous sommes ainsi orientés vers l’art du vitrail – et plus particulièrement la manière de teinter le verre. Nous avons ensuite choisi d’ancrer notre jeu dans un univers amusant et chaleureux, afin de le rendre accessible à un jeune public.

 

 

Comment vous êtes-vous répartis les tâches ?
Clément Ribeyre-Soret : L’entente dans le groupe étant bonne dès sa formation, la répartition des tâches s’est faite dans une très bonne ambiance. L’enjeu de l’exercice était d’attribuer à chacun plusieurs spécialités, chacune devant représenter un aspect de la création du jeu. Ainsi, chacun de nous était à la tête d’une spécialité : nous avions non pas la responsabilité de la traiter dans son ensemble (chaque personne du groupe aidant à sa réalisation), mais de vérifier sa cohérence à chaque étape de la création du jeu.

Adrien étant à l’origine du projet, il s’est naturellement tourné vers la coordination de projet, en plus d’être en charge du design des tiles (la construction des arrière-plans, ndlr) et de l’ensemble de la sonorisation. Mélanie était en charge des cinématiques et de tout l’aspect documentation – photographique et théorique. Elle s’est aussi chargée du design général des vitraux du jeu. Deplhin s’est tourné vers la conception du Level Design, et a mené tout le travail de groupe autour de l’animation, qui a été un des points fondamentaux du projet. Pour ma part, j’étais responsable de vérifier la cohérence et la diversité des décors, du design de l’interface, ainsi que de la programmation et de l’intégration dans Unity.

 

Ce trophée est un bel encouragement pour votre dernière année d’études. Depuis quand vous destinez-vous au secteur des jeux vidéo ?
Mélanie Constantin : Oui, le fait de recevoir ce prix nous a beaucoup motivés. Surtout les garçons, qui connaissent plus l’univers du jeu vidéo que moi et qui ont l’envie d’y travailler depuis plus longtemps, aussi. Delphin, par exemple, l’a toujours souhaité mais ce n’est que depuis la fac qu’il souhaite en faire son métier. Adrien et Clément, quant à eux, ont décidé ça au cours de la 3e année à l’école. Pour ma part, je ne m’y destinais pas, c’est un intérêt que j’ai développé il y a moins de deux ans, seulement !

 

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