Les 20 bougies du job dating

job dating Ecole Emile Cohl

Il y a 20 ans, l’école créait son premier rendez-vous de recrutement avec 25 startups et entreprises du jeu vidéo. Elle accueille cette année 62 entreprises de tous les secteurs, un record.

 

 

Lyon, printemps 2000. Infogrames est alors la figure de proue de l’industrie française du jeu vidéo et son dirigeant, Bruno Bonnel, promet de créer dans le quartier de Vaise une Cité internationale du jeu vidéo. A l’époque, l’influence de cette entreprise favorise l’implantation de studios de développement, dont beaucoup ont été créés par ses anciens salariés. Tous ces acteurs s’intéressent à l’École Émile Cohl et prennent l’habitude de recruter leurs infographistes parmi ses anciens étudiants.

 

Cette année-là, l’école prend alors l’initiative de les inviter à rencontrer les Cohliens en fin d’études. On est à la fin du mois de mai. Pour cette première soirée de recrutement, les cours se terminent un peu plus tôt que d’habitude afin d’aménager les salles. On attend 25 entreprises : Infogrames, bien sûr, France Telecom Multimedia, ainsi que la plupart des PME alors incontournables à Lyon : Eden Studios, Etranges Libellules, Game Squad, HélioVisions, Kalisto, No Cliché, Wide Screen Games… Elles viennent rencontrer une quarantaine d’étudiants. Depuis lors, l’école ne cessera plus de proposer ce rendez-vous de l’emploi.

 

Janvier 2020. L’événement a changé de dimension. Ce sont désormais plus de 60 entreprises qui sont attendues, de tous les secteurs de l’édition, du jeu vidéo, du cinéma d’animation et de la communication visuelle. Plus d’un millier d’entretiens sont programmés pour le 21 janvier, à raison de six à 12 rencontres par étudiant, suivant les vœux de chacun. Le nombre de Cohliens en sortie d’études a quasiment triplé par rapport au premier job dating, tandis que l’école a maintenu sa réputation d’excellence pédagogique. Elle forme des infographistes 2D/3D polyvalents en trois ans, ainsi que des illustrateurs, animateurs, réalisateurs et concept artistes en cinq ans, qui bénéficient durant leur spécialisation d’un accompagnement de haut niveau.

 

Les étudiants en fin d’études accèdent à deux job datings

 

Caroline Garet s’occupe de la préparation du job dating depuis ses débuts. Après les startups du jeu, elle a vu l’arrivée successive des maisons d’édition et des studios d’animation. « Ce que nous organisons n’a plus rien à voir avec les premières éditions », raconte-t-elle. « Nous en avons fait un moment très fort pour les étudiants, parce qu’ils vivent leur rencontre avec le milieu professionnel le même jour que la cérémonie de remise des diplômes. Durant les mois qui précèdent, ils expriment des attentes fortes vis-à-vis de cet événement ».

 

En réalité, chaque étudiant en fin d’études bénéficie de deux job datings au cours de son cursus : le premier, lorsque étant dans l’année d’accomplissement de son projet de diplôme, il doit aussi trouver une entreprise d’accueil pour son stage obligatoire de six mois ; le second, lorsque ayant accompli ce stage et sa soutenance de diplôme, il s’apprête à quitter l’école. « Cette manière de procéder constitue un tremplin en douceur », souligne Agnès Jolivet, responsable de l’insertion professionnelle. « Entre chacun de ces jobs datings, les étudiants évoluent. Leur posture change d’une année sur l’autre : ils affûtent leur stratégie de recherche d’emploi, tout en gagnant en maturité. Les entreprises savent qu’elles vont retrouver les jeunes avec un potentiel encore plus affirmé. Cette « mue » qu’elles observent est aussi, pour elles, un marqueur de la qualité de la formation que les étudiants ont reçue ».

 

Le 21 janvier, beaucoup d’étudiants participeront à l’événement sans pression particulière, ayant déjà trouvé par eux-mêmes leur entreprise d’accueil et/ou leur employeur. C’est le cas de Simon-Pierre Bernard, actuellement en 5e année option jeu vidéo, qui se sait attendu dans un studio à Montréal : « J’irai au job dating pour découvrir d’autres entreprises et enrichir mon réseau ». Ce jour-là, le dispositif d’accueil prévoit de répartir les rendez-vous dans cinq ateliers, aménagés avec le souci de préserver la confidentialité des entretiens et d’éviter un effet de brouhaha, sachant que les échanges auront lieu de 9h à 18h. La journée s’achèvera en apothéose, par la cérémonie de remise des diplômes et le vernissage des travaux de fin d’études.

 

 

 

Le job dating 2020, en quelques chiffres :

  • 162 étudiants participants (promotions 2019 et 2020)
  • 110 recruteurs issus de 62 entreprises
  • 12 entreprises participent au job dating de l’école pour la première fois
  • 16 recruteurs sont diplômés de l’école

 

Entreprises participantes :

  • cinéma d’animation (production, création et effets visuels) : Andarta Pictures, Artefacts Studio, Big Company, Blue Spirit studio, Caribara Animation, Circus, Cube Creative, Les Films du Nord, Foliascope, Folimage, Hélium films, Illumination Mac Guff, Miam! Animation, Mikros, Passion Pictures, Pilp! Animation, Souviens Ten-Zan, Supamonks Studio, Tat Studio, TeamTO, Tu Nous ZA Pas Vus Productions, Xilam Animation
  • jeu vidéo : Arkane Studios, Darewise Entertainment, Dowino, The GFactory, GO-N Productions, Is Cool Entertainment, Ubisoft Ivory Tower, Redlock Studio, Ubisoft studios d’Annecy, Paris, Montpellier et Bordeaux.
  • création visuelle (communication audiovisuelle, motion design, réalité virtuelle, transmedia, mapping vidéo): Agence Cumulus, BK | Digital Art Company, Boniato Studio, Bluck studio, Fauns, Les Contes modernes, Pixel Commando
  • édition : Les Arènes, Cœur de Jeu, Didier Jeunesse, Dupuis, Glénat, Kaléidoscope – L’Ecole des loisirs, Dargaud, Fleurus, Les Humanoïdes Associés, Little Urban, Milan Presse, Poulpe Fictions (groupe ED18), Stenkis groupe, Rosebud éditions – Tribune de Lyon, Seuil Jeunesse – La Martinière jeunesse, Slalom Editions, Talents Hauts, Webtoon Factory
  • conseil et formation (applications éducatives, serious game, e-learning) : Accordia, ITycom, Sydo
  • textile : Maison Malfroy
  • peinture murale : CitéCréation

 

Pas encore diplômés, mais déjà dans l’emploi

Ces entreprises rencontreront les étudiants en fin d’études (promotion 2020) et ceux diplômés le jour-même (promotion 2019) pour qui l’insertion professionnelle est déjà atteinte, pour une majorité d’entre eux.

Ainsi, s’agissant de la promotion 2019 (près de 100 étudiants rentrés de stage à la fin décembre 2019 et qui viennent de soutenir leur projet de diplôme), les entretiens des jurys d’examen ont mis en évidence que 84 % des étudiants spécialisés en jeu vidéo sont déjà engagés. Ils sont 65 % dans ce cas en cinéma d’animation, tous n’ayant pas accepté les contrats qui s’offraient à eux. On note aussi que près de 50 % des étudiants se destinant aux métiers de l’édition ont reçu des propositions d’activité freelance, avant l’obtention de leur diplôme. Enfin, en Dessin 3D (bac+3), ils sont 33 % à avoir vu leur stage de fin d’études déboucher directement sur un emploi.

 

 

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