Cinéma d’animation // Sept des artistes de « Klaus » sont issus de l’école

Klaus film Netflix
Pour son dernier long-métrage en animation traditionnelle, le studio de Sergio Pablos a recruté sept Cohliens sur des fonctions d’animateur, d’artiste décors, de clean up, de lighting, de coloriste d’animation et de layout. Pour l’une d’eux, Lucie Julliat, ce film relance sa carrière dans le cinéma d’animation.

Madrid, avril 2015. The SPA Studios (Sergio Pablos Animation) lancent un teaser annonçant la production de Klaus, long-métrage revisitant la légende du Père Noël. Pour ce film en animation traditionnelle auquel il veut donner un nouveau rendu en lumière, le studio fait savoir qu’il recrute. Une ancienne Cohlienne, Solène Chevaleyre, fait partie des nouveaux embauchés, comme layout artiste et décors. Le projet coïncide avec sa culture du dessin acquise à l’école : elle lance une invitation à son réseau d’anciens élèves.

Elle sera rejointe par trois artistes issus de la même promo qu’elle – promotion Paul Grimault (2011) : Kevin Le Moigne (layout et décors), Gaspard Sumeire (animateur) et Lucie Julliat (clean up assistant). Viendront aussi des Cohliens sortis après eux : Samuel Smith (colour key), Mathilde Vachet (animatrice) et Timothée Berruet (lighting). « Au total, nous étions sept anciens élèves », raconte Lucie Julliat. « Chacun a rejoint l’aventure à différentes périodes de production. Pour ma part, c’est une annonce de Solène postée sur l’ancien groupe de notre promo qui m’a donné envie de postuler et de rejoindre l’équipe ».

A l’époque, Lucie vit à Londres. Elle fait de l’animation et du motion design publicitaire depuis cinq ans, mais souhaite revenir à l’animation traditionnelle. Peu importe si, pour cela, elle doit boucler ses valises. Elle passe le test que lui propose The SPA et réussit à se faire engager en tant que « clean up assistant ». Sa mission consiste à améliorer les plans des animateurs. Elle retrace à la ligne chacun de leurs dessins pour éviter les changements de design et ajuster les variations de volumes d’un plan à l’autre. Son travail sert aussi à préparer le terrain aux coloristes. Suivant les annotations qui accompagnent ces dessins, le clean up fignole aussi les éléments qui n’ont pas été détaillés entièrement, soit dans les poses-clés, soit dans les intervalles. « J’ai passé 10 mois sur Klaus, jusqu’à ce que l’intervention du département clean up prenne fin. Ce fut vraiment une expérience exceptionnelle ; j’ai énormément appris et rencontré des talents venus du monde entier ».

La revoici à Londres. Klaus lui a permis de rebondir sur un poste identique, pour le prochain long-métrage de Cartoon Saloon, Wolfwalkers, attendu pour 2020. Mais cette fois-ci, elle choisit de rester « à la maison » et travaille à distance. Son employeur est le studio parisien Folivari, que le célèbre studio irlandais a pris parmi ses sous-traitants. Bien sûr, elle a guetté la sortie de Klaus, le 15 novembre sur Netflix, avec beaucoup de curiosité. « Le film a déjà reçu 7 nominations aux Annie Awards et deux aux Goyas. Il nous apportera à tous qui y avons contribué un coup de boost pour poursuivre dans l’animation !».

 

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