Des programmes

Des programmes “accélérateurs de carrière” à Los Angeles

L’école californienne mise sur la formation professionnelle et une classe préparatoire aux écoles d’art pour développer l’influence de l’École Émile Cohl aux Etats-Unis. Pendant ce temps, à Lyon, l’école reconduit son partenariat à Singapour avec l’Ambassade de France, CITIA et deux autres écoles d’art. Tour d’horizon de ces actions

L’offre de formation “made in Cohl” se consolide aux Etats-Unis. Deux sessions ont été reconduites au printemps, pour des artistes autodidactes ou en reconversion qui cherchent à rejoindre l’industrie de l’entertainment à Los Angeles. Actuellement, ce sont ainsi 30 stagiaires qui se forment au storyboard ou au concept art de décors 3D, durant quatre mois. Développées à Lyon et Los Angeles, les formations sont dispensées en ligne. Deux des intervenants sont d’anciens Cohliens : l’illustratrice Maly Siri, installée à Montréal, et le réalisateur Pierre Perifel.

 

Le dispositif est pris en charge par de grandes entreprises : Epic Games, DreamWorks Animation, Skydance et Titmouse. Ces partenaires apportent des dons en numéraire, du matériel informatique, des licences de logiciels et des outils de communication. Leur contribution permet aux candidats dont le dossier a été sélectionné d’accéder gratuitement à la formation professionnelle. A l’issue de la première “promotion”, fin juin 2021, 70% des 24 personnes avaient obtenu ensuite un emploi dans l’industrie du jeu vidéo et de l’animation.

 

Pour les étudiants de l’enseignement supérieur, l’école a mis en place une formation préparatoire aux grandes écoles d’art de 4 mois, organisées en sessions de 3 heures. Ils sont 26 à y avoir pris part dans les locaux flambant neufs d’Emile Cohl Atelier (ECA), sur South Ground Avenue. Actuellement, leur formation comprend deux modules d’anatomie artistique et dessin de personnages, et animation traditionnelle 2D. Des cours de dessin d’observations, perspective et décors sont également prévus. Cette formation est payante (1.500 dollars par module), mais son coût est très en-deçà de celui pratiqué par les écoles d’art locales, où une scolarité complète peut avoisiner les 200.000 dollars. A terme, l’ECA veut décliner des formations plus longues, en deux ans.

 

L’action de l’école à l’international s’illustre aussi par un partenariat de cinéma d’animation qu’elle a reconduit pour la quatrième fois avec CITIA (l’organisateur du festival d’Annecy), l’Ambassade de France à Singapour et deux écoles d’art. Ce projet, “Paris-Lyon-Singapour”, réunit nos étudiants en animation et ceux de l’Atelier de Sèvres et de Lassalle College of the Arts. Chaque année, les écoles conviennent d’un thème et engagent cinq équipes dans la réalisation de courts métrages qu’elles présentent au MIFA-Festival d’Annecy. L’édition 2022 porte sur le voyage et l’évasion à travers la science-fiction. L’école convie les Cohliens de 4e année en cinéma d’animation à une journée complète au festival d’Annecy, pour assister à la projection de leurs films au MIFA et développer leur réseau professionnel. Encore un accélérateur de carrières.