Les Cohliens exposent au musée des Beaux-Arts de Lyon

Les Cohliens exposent au musée des Beaux-Arts de Lyon

Organisé à l’initiative des conservateurs du musée et du centre de recherche et d’histoire inter-médias de l’école (le CRHI), l’événement a mobilisé 16 professeurs et près de 400 étudiants.

Dimanche 26 septembre, le musée des Beaux-Arts de Lyon a offert pour la première fois aux étudiants d’une grande école d’arts l’opportunité de faire leur rentrée dans ses murs.

Toute la journée, de 10h à 18h, les Cohliens ont eu carte blanche pour présenter leurs travaux réalisés à l’école quelques mois plus tôt, en temps limité – généralement en une seule séance de 8 heures.

Gravures, fresques, illustrations, peintures, modelages ou infographies 2D-3D : leurs œuvres, disséminées dans toutes les salles du musée, devaient dialoguer avec les collections et susciter une interaction avec le public.

Organisé à l’initiative des conservateurs du musée et du centre de recherche et d’histoire inter-médias de l’école (le CRHI), cet événement a mobilisé 16 professeurs et près de 400 étudiants de la 1ère à la 4e année.

Pour les étudiants, leurs familles et leurs professeurs présents, cet événement restera comme une réussite : plus de 1.200 personnes ont visité le musée des Beaux-Arts de Lyon en ce dimanche d’automne, une semaine après les journées européennes du Patrimoine.

L’école exprime sa gratitude à l’équipe du musée et à son responsable des partenariats avec l’enseignement supérieur, Jean-Christophe Stuccilli.

 

Rappel des projets présentés :

 

Hors-champ

Dans le réfectoire du musée, les étudiants de 3e année ont composé une série d’illustrations à partir de détails tirés de tableaux qu’ils devaient extrapoler.

 

Chenavard revisité

Dans la chapelle, les étudiants de 2e année de l’atelier de dessin académique ont réinterprété les parties supérieures de deux des compositions exécutées par le peintre Paul Chenavard pour le Panthéon, en 1848. De dimensions monumentales, leurs dessins ont dialogué avec les œuvres originales dans un effet de trompe-l’œil.

 

Métamorphoses 

Tout au long des collections, les étudiants de 1ère année de l’atelier de dessin de personnages ont reformulé des œuvres iconiques du musée en reprenant le style d’artistes célèbres. Une Vierge romane du 12e siècle est ainsi métamorphosée en Tahitienne de Gauguin ou en figure industrielle, façon Fernand Léger. Le buste de Juliette Récamier par Chinard se confond avec la Femme Jouant de la guitare, de Renoir, ou Jeune femme en blanc, fond rouge, de Matisse.

 

Interactivités 

Un grand jeu d’observation “cherche et trouve” conçu sous forme de quêtes pour enfants et matérialisées par des stickers disséminés dans le musée, une mise en scène cosplay d’Athéna dans la salle des Antiquités gréco-romaines, à partir d’exercices de character design : dans le cours de médias interactifs, les étudiants de 3e et 4e année ont eu le champ libre pour concevoir les narrations de leur choix. En photo : Marine Sauvage, étudiante de 4e année, a fabriqué son costume d’Athéna spécialement pour l’exposition au musée, à partir de recherches de character design.

 

Estampes florales

Dans le Salon des fleurs, les étudiants de 4e année de l’atelier de gravure ont présenté une suite d’estampes inspirées du chef-d’œuvre du peintre lyonnais Antoine Berjon, Fleurs et fruits dans une corbeille d’osier (1810). Leurs travaux sont issus d’un cours de découverte des techniques de la linogravure, de la pointe sèche et de l’eau-forte.

 

Illustres Lyonnais

Dans le Médaillier du musée, les étudiants de 2e année de l’atelier de sculpture ont produit une série de bustes en terre crue de différentes figures artistiques lyonnaises poursuivant ainsi la galerie historique dite “des Lyonnais dignes de mémoire” présentée dans cette même salle. L’occasion de se familiariser avec la technique du modelage et de rencontrer les peintres Louis Janmot et Jean Couty, ou encore l’actrice et collectionneuse Jacqueline Delubac.

 

La 3D dans le tableau

Au 2e étage, dans la salle des peintures du 17e siècle, les étudiants de 1ère année de la formation Dessinateur 3D ont détourné des visuels du tableau de Thomas Blanchet Le Sacrifice de la fille de Jephté,  dans lesquels ils ont introduit des éléments 3D avec une recherche sur le rendu et l’éclairage.  La série d’images détournées a été proposée au public sous forme d’énigmes à résoudre.

 

Venise en perspectives

A quelques mètres de là, les étudiants de 1ère et de 2e années ont réalisé une trentaine de dessins sur Venise illustrant, par différentes méthodes de représentation (sphérique, plongée et contre-plongée, anamorphose), une variation de vues en perspective inspirées du Grand canal à Venise (1740) de Bernardo Bellotto.

 

L’œuvre absente de Rodin

Il y a bien longtemps, le musée des Beaux-Arts de Lyon a possédé une sculpture d’Auguste Rodin qui a fini par quitter le jardin où elle était exposée. Cette œuvre absente, c’est l’Homme qui marche. 

Les étudiants de 3e année s’en sont librement inspirés pour réaliser 12 sculptures exposées, soumises toute la journée aux votes des visiteurs qui désignaient leur préférée en déposant un petit caillou à son pied. A 18h, on a compté les voix et c’est Manon Lourenço qui a été désignée lauréate. Symboliquement, Manon a eu l’honneur de déposer son travail sur le socle prévu pour Rodin, le temps d’une photo !

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