Paul-Emmanuel Separi peint les décors du nouveau clip de Gorillaz

Paul-Emmanuel Separi peint les décors du nouveau clip de Gorillaz

Publié le 19 mars 2026

Le nouveau clip de Gorillaz fait le tour du monde… et porte la signature de trois anciens de l’École Émile Cohl, désormais à l’œuvre sur la scène internationale.

Le dernier clip de Gorillaz, The Mountain, The Moon Cave and The Sad God, vient de sortir et connaît déjà un retentissement mondial. Parmi les artistes qui ont contribué à l’univers visuel du film, trois anciens étudiants de l’école : Paul-Emmanuel Separi, aujourd’hui installé au Japon, Luc Courtois et Sarah Dhorne. Ils ont tous participé à la réalisation des backgrounds de ce clip produit par le studio The Line.

 

Un parcours international

À sa sortie de l’école, Paul-Emmanuel rejoint directement le studio danois Sun Creature : « J’ai d’abord été pris en stage de fin d’étude, puis enchaîné directement avec un contrat. J’ai passé deux à Copenhague ». Il y travaille comme background artist sur différents projets d’animation et de clips promotionnels, notamment autour de l’univers de League of Legends et de Travel Oregon.

Farmer market of PortlandColor background
Farmer market of Portland – Color background – Paul-Emmanuel Separi

 

Après cette première expérience, il poursuit sa carrière en freelance, partageant son temps entre collaborations internationales et recherches personnelles. Il participe à plusieurs productions majeures, dont la saison 2 de la série Arcane, réalisée par le studio Fortiche, où il intervient en matte painting :« Je n’avais jamais travaillé sur une production avec un niveau d’exigence aussi élevé sur le rendu. Les retours des superviseurs étaient très pointus, et c’était extrêmement formateur. »

 

Peindre pour Gorillaz

Son travail personnel, notamment ses peintures à la gouache en extérieur qu’il partage sur Instagram, attire l’attention du studio The Line, qui l’invite à rejoindre l’équipe artistique du nouveau clip de Gorillaz. Le projet repose sur un processus hybride mêlant peinture traditionnelle et techniques numériques.

« L’idée était de retrouver un rendu proche de certains anciens Disney ou du style Miyazaki. On peignait en digital en essayant d’imiter une peinture traditionnelle. »

La production, très internationale, réunissait des artistes répartis dans plusieurs pays. « On nous faisait confiance et on pouvait même proposer des changements sur les layouts. En tant qu’artiste, c’est très stimulant. ». Avec cette participation à un clip au rayonnement mondial, aux côtés de Luc Courtois et Sarah Dhorne, Paul-Emmanuel Separi poursuit un parcours déjà riche, qui le mène des studios européens aux productions internationales, tout en développant une identité picturale forte. Il est aujourd’hui installé au Japon, où il collabore avec l’Atelier Usagi.