Adjoba bullet journal

Adjoba bullet journal

Louise Letzelter

Promotion 2025

Spécialisation jeu vidéo

Naaniba, une jeune fille de 13 ans, vit dans une grande maison, vide de chaleur, avec son père. Sa sœur, Adjoba, a disparu sans laisser de trace plusieurs semaines auparavant. Un après-midi, Naaniba reçoit un colis étrange : un grand carnet sur lequel est inscrit le nom de sa sœur. En l’ouvrant, elle découvre le journal intime d’Adjoba, soigneusement gardé. Une lettre glissée entre les pages lui explique brièvement son départ, un adieu sincère, accompagné d’une photo de famille où, juste en dessous, on peut lire : « Maman me manque ». C’est dans cet instant suspendu que Naaniba se plonge dans les premières pages. Les illustrations d’aplats exotiques, les aquarelles de restaurants lointains, la captivent, éveillant en elle un désir de voyage. Au fil des lignes, on peut parfois voir le texte apparaître comme si Adjoba était là, écrivant à côté de sa sœur. Un texte inachevé attire son attention : Adjoba ne se souvient plus quel plat était son préféré. À ce moment-là, les dessins deviennent plus précis, presque vivants, semblant l’inviter à interagir. En sélectionnant l’illustration juste, les lignes s’affichent de nouveau puis font le lien avec l’illustration ci-dessous : un souvenir de dispute entre leur père et un cuisinier, teinté de mélancolie et de mystère. C’est surprise que Naaniba poursuit le récit d’Adjoba qui raconte sa visite dans un temple vu en photo dans le bureau de leur père. Comme attirée par celui-ci, elle se devait d’aller sur place. Cependant, une fois là-bas, elle sent une étrange présence. Une silhouette noire semble l’observer. Elle récupère aussi, d’une affiche de dragon présente dans le temple, un motif récurrent qu’elle a déjà vu peint sur des murs en ville, au détour de ruelles sombres. La tension monte : qui était cette silhouette ? Et d’où vient ce dragon ? Les pages suivantes la mènent à des indices alarmants : un coffre inconnu dans la chambre utilisée par Adjoba, une vieille voisine insiste pour qu’elle vienne lui rendre visite en lui fixant un rendez-vous mystérieux. Que peut-elle bien lui vouloir ? Sa sœur était-elle vraiment en danger ? Il faudra remettre les morceaux de papiers constituant l’adresse de la voisine et parcourir le prochain chapitre du journal pour le savoir.

Adjoba bullet journal - Trailer

Louise Letzelter

Louise Letzelter

Promotion 2025

Spécialisation jeu vidéo

Quand j’étais petite, je regardais mon père jouer aux jeux vidéo et, quand ce fut à mon tour de jouer, une passion est née. L’art a toujours occupé une place centrale dans mon parcours scolaire. Après l’obtention de mon bac Arts appliqués, j’ai intégré la première année à l’École Émile Cohl avec enthousiasme et excitation. J’y ai développé de nombreuses compétences artistiques et affirmé mon attrait pour le concept art. En troisième année, j’ai réalisé mon stage au sein d’un journal canadien, où j’ai appris à simplifier mes illustrations afin de transmettre un message de manière plus claire et efficace. J’y ai également découvert un style plus libre et moins académique que celui appris lors de mon enseignement à l’école. Déjà convaincue de travailler dans le domaine du jeu vidéo avant même mon arrivée à l’École Émile Cohl, j’ai naturellement poursuivi mon cursus dans le master dédié. Pour mon projet de fin d’études, j’ai choisi de créer une histoire sur les liens familiaux à travers un jeu d’enquête. Étant moi-même passée par cette phase où l’on grandit en se construisant, j’ai choisi le style de l’hidden game pour laisser le joueur découvrir le monde qui l’entoure en même temps que le personnage principal. J’ai terminé mon cursus dans une start-up désirant créer un jeu vidéo éducatif pour permettre aux enfants d’apprendre l’anglais de manière ludique. Réfléchir à des concepts efficaces pour cette audience jeune m’a permis d’ouvrir mon champ des possibles et ma créativité à un tout autre niveau. En mettant en avant les personnages ainsi que leur création, des visuels inédits liés au gameplay, je peux montrer ce qui m’anime : ce sont des principes très importants pour moi, que j’aimerais continuer de développer plus tard. L’idée de transmettre des émotions et de toucher les autres à travers des concepts visuels est quelque chose qui me passionne profondément.